Pouvez-vous vous présenter et nous dire quel est votre rôle au sein de la compagnie Karrak ?
“Je suis Carole Ballereau, auteure, comédienne et marionnettiste au sein de la compagnie Karrak depuis bientôt 3 ans.”
Quelle est l’histoire de sa création ?
“Créée en 2023, la compagnie Karrak a pour vocation de faire découvrir des cultures différentes auxquelles les spectateurs n’auraient pas accès autrement.
Cette interculturalité se traduit visuellement par les médiums du théâtre et de la marionnette, en utilisant un folklore commun pour le dépasser et le rapprocher d’une réalité sociale qui résonne dans notre quotidien.
Parmi les styles représentés dans nos spectacles, jeunes et tout public, vous pourrez retrouver le théâtre d’ombres, Guignol, Commedia dell’arte, etc.”
Pourquoi avoir choisi le nom “Karrak” ?
“Parce que cela sonne comme la baraque, foraine. Comme le craquement des planches de théâtre. Parce que cela renvoie à la « caraque », ce grand bateau qui a porté jadis tant d’explorateurs.
Car une compagnie de théâtre, c’est avant tout un équipage où tous doivent travailler ensemble de manière humble pour faire avancer leur art.
C’est le souffle de la compagnie, c’est le voyage à travers les cultures. Parce que c’est un palindrome, qui renvoie à l’idée que le théâtre est le miroir de la vie, de nos émotions.”
Quelles sont les thématiques que vous traitez dans vos pièces ? Et pourquoi avoir choisi la marionnette pour les mettre en scène ?
“Nous passons par la marionnette, mais pas que ! Nous voulons que les spectacles de la compagnie forment un répertoire des contes du monde, une invitation à explorer la richesse des récits et des légendes qui ont traversé les âges. Nous utilisons des formes traditionnelles, mais en avons une écriture résolument contemporaine, qui aborde des problématiques actuelles et soutient nos valeurs : équité, respect, non-violence.
Chaque représentation est une célébration de la diversité humaine qui va également aborder un sujet social. Que ce soit sous la forme du théâtre d’ombres, qui offre une expérience contemplative et immersive, par le Guignol dans sa forme satirique, qui fait interagir autant que réagir, ou par la Commedia dell’arte qui permet par la farce de faire passer des messages très forts.”
Quel est le moment ou la représentation qui vous a le plus marqué(e) depuis la création de la compagnie ?
“Il y a tant de moments drôles et marquants quand on travaille avec les enfants ! À la fin de chaque spectacle, nous proposons un temps d’échange avec le public, où on présente aux enfants (et aux grands !) le fonctionnement des marionnettes tout en répondant à leurs questions sur l’histoire et la culture qu’iels viennent de découvrir.
Lors de ces temps d’échange, nous leur demandons quelle a été leur marionnette préférée, et nous l’amenons pour qu’iels puissent la voir « en vrai ». Et une fois, à la fin du spectacle Paddy et la Pooka sur le folklore irlandais, une petite fille a demandé à voir la marionnette de la banshee, une dame blanche pourtant assez effrayante. Elle a pris son visage dans ses mains avec douceur et lui a dit : « Tu es belle comme tu es ». Ce spectacle est cependant actuellement en pause le temps que nous le réadaptions pour le théâtre d’ombres.
Mais nous avons d’autres spectacles qui tournent en ce moment :
Imugi l’apprenti dragon sur le folklore coréen. C’est l’histoire d’Imugi, un jeune apprenti dragon qui souhaite devenir un vrai dragon pour restaurer l’équilibre rompu sur terre, qui empêche la pluie de tomber et les récoltes de pousser. Théâtre d’ombres à partir de 3 ans.

Baba Yaga la sorcière sur le folklore slave. Bien que ce soit le personnage le plus connu des contes slaves, elle n’est jamais au centre de l’histoire. Nous avons donc décidé de réparer cette injustice et de raconter SON histoire en explorant le thème féministe de la sorcière. Théâtre d’ombres à partir de 5 ans.

Un répertoire de Guignol avec plus de 12 histoires satiriques !

L’Élixir d’amour, ou L’attrape-nigaud, farce à l’italienne en commedia dell’arte où Colombine doit trouver une astuce pour se débarrasser de deux prétendants bien trop entreprenants. Cette pièce dénonce le harcèlement et critique le racisme, le nationalisme, l‘élitisme, le libéralisme, etc, enfin, tous les vilains mots en -isme. Sauf le féminisme, bien sûr !”

Comment avez-vous découvert CulturePay ? En quoi cet outil a changé votre quotidien administratif ?
“Lorsque l’on a créé la compagnie, on s’est vite rendu compte que la gestion de la paie dans le spectacle vivant c’était plutôt compliqué. On s’est donc très vite décidé à prendre un gestionnaire de paie. On a fait des recherches sur internet pour comparer les offres et les prix et, assez stressés et novices, on a appelé différents prestataires, dont CulturePay. Et je dois dire que la décision a été prise très rapidement !
Lors de la démo de la plateforme, au téléphone, vous avez été très à l’écoute et nous avez même aidés à mieux comprendre le fonctionnement administratif : À quoi correspond chaque déclaration ? Quelles sont celles que vous prenez en charge ? Comment gérer celles que nous devons faire de notre côté et pourquoi ?
Au-delà de la gestion de la paie, vous nous avez aidés à nous inscrire auprès des différents organismes administratifs et cela nous a beaucoup soulagés ! On était sûrs d’être en règle, sans se prendre la tête.
La plateforme est intuitive, le blog une mine de renseignements, et si le doute persiste encore, vous êtes toujours adorables au téléphone et réactifs par email.
On vous recommande à tous les collègues qui veulent se lancer dans la création d’une compagnie !”
Pour retrouver THEATR’EVENT :

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